Quand on pense “spiritualité”, l’inconscient collectif a tendance à nous renvoyer l’image du moine reclus et de la bonne soeur frigide vivants des vies austères, sans plaisir, sans biens matériels, pleines de croyances et de privations. Mais la spiritualité est-elle vraiment incompatible avec l’abondance et les plaisirs terrestres ?

HEUREUSEMENT NON ! LA SPIRITUALITÉ N’EST PAS LIMITATIVE

Il convient de bien faire la différence entre la spiritualité et la religion, qui divergent sur bien des points. Par définition, nous sommes tous spirituels. Et certains décident d’être religieux. La spiritualité n’est pas une théorie, un concept, une tendance ou un courant, c’est la vie même. La totalité de la vie est spirituelle.

S’accomplir spirituellement ne signifie pas vivre une vie de pauvre sir. Il n’y a rien de “mal” à aimer l’argent, le pouvoir, le sexe, la célébrité et autres jouissances terrestres. Tout est question de ce que nous en faisons. Il faut également discerner le côté matérialiste et superficiel d’une personne, à la simple recherche de confort et de qualité.

Donne et tu recevras. PLATON

Si les choses tournaient dans le bon sens, les gens hautement spirituels gouverneraient ce monde et guideraient les moins conscients vers un avenir meilleur. Il ne devrait pas paraître anormal que les philanthropes de ce monde jouissent d’une abondance supérieure aux êtres cupides et égocentriques.

Pourtant, les inconscients sont maîtres. Les gens en viennent à trouver plus incohérent de voir un Homme de foi réussir, qu’un banquier recevoir une compensation substantielle pour avoir provoqué une énième crise économique. Ils en viennent même à respecter les indignes et à jalouser les méritants.

Cela dit, l’ironie veut que lorsque que l’on atteint enfin des degrés de conscience qui nous permettent d’obtenir facilement l’abondance matérielle, cela devient probablement la dernière chose que l’on désire. C’est paradoxal mais c’est ainsi. C’est lorsque l’on peut tout avoir, que l’on ne veut plus grand chose.

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