Qui suis-je et où vais-je ? Pourquoi suis-je ici et qu’ai-je donc à y faire ? Nous sommes nombreux à nous être un jour posées ces questions, la plupart du temps restées sans réponse. Vous seriez surpris de savoir que dans la vie, l’illumination c’est de comprendre qu’il n’y a nulle part où aller, rien à faire, personne à être, sinon précisément celui que nous sommes ici et maintenant. Il s’agit d’accepter et de comprendre, non de travailler fort ou de lutter. Nous ne pouvons aller là où nous nous trouvons déjà, car pour ce faire, il nous faudrait nous éloigner de l’endroit où nous nous trouvons. Cela irait à l’encontre du but du voyage. De ce fait, nous ne pouvons « aller au ciel » car nous y sommes déjà.

L’ironie, c’est que la plupart des gens croient qu’ils doivent s’éloigner de l’endroit où ils se trouvent pour arriver à leur destination. Alors, ils quittent le ciel afin d’arriver au ciel, cela en passant par « l’enfer ». Mais ils n’y sont nullement obligés ! Pas plus que nous sommes obligés de nous incarner sur Terre. C’est nous qui choisissons de prendre une forme physique. Le problème, c’est que la majorité des gens ne s’en souvenant pas, ils ont l’impression d’avoir dû prendre une forme physique contre leur gré. Non seulement ils croient se trouver dans leur corps contre leur gré, mais ils pensent aussi que les choses qu’ils observent et affrontent le temps qu’ils s’y trouvent, arrivent contre leur volonté. Cela a un impact considérable sur leur façon de se comporter envers eux-mêmes et envers les autres.

IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’UNIVERS : L’INDIVIDUALISATION DE LA VIE

raison-venue-terre-grand-jeu-vie-relativite-incarnationAu commencement, il n’y avait qu’une seule chose, l’Amour, ou ce que nous appelons communément « Dieu ». Rappelez-vous, le monde de l’absolu ! Cependant, l’Amour ne pouvait se connaître car aucun élément de comparaison n’existait. En effet, avez-vous déjà essayé de vérifier le bon fonctionnement d’une lampe torche en plein jour ? De même, pourriez-vous discerner de la fumée une journée de brouillard ? Et bien, l’Amour non plus ne pouvait se voir au milieu d’elle-même. Bien qu’il savait qu’il n’y avait qu’Amour, il voulait le savoir et le connaître autrement qu’en tant que concept. Car savoir quelque chose et en faire l’expérience sont deux choses bien différentes.

Ainsi, l’Amour ne pouvait se connaître à partir d’un point de référence extérieur, car ce point n’existait pas. Cette énergie choisit alors d’utiliser un point de référence intérieur. Elle se dit que si elle se divisait en portions, chaque portion étant plus petite que le tout, elle pourrait regarder le reste d’elle-même et y voir la magnificence. Ainsi, elle se divisa, devenant en un seul et merveilleux instant, ce qui est ceci, ce qui est cela et ce qui n’est ni l’un ni l’autre mais qui doit exister pour qu’ici et là existent. En faisant de l’univers une version divisée de Lui-même, Dieu a tiré à partir d’une énergie pure, tout ce qui existe à présent : le visible et l’invisible.

C’est le processus originel d’individualisation. Ces individualisations de l’esprit sont ce que nous avons choisi d’appeler « des âmes ». Nous sommes tous des dieux en formation. C’est ainsi que fut créé non seulement l’univers physique, mais aussi l’univers métaphysique. La partie de Dieu qui forme la seconde moitié de l’équation a, elle aussi, explosé en un nombre infini d’unités plus petites que le tout. Ces unités d’énergie, nous les appelons « esprits ».

LA RELATIVITÉ À LA BASE DU FONCTIONNEMENT DE LA VIE

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Portrait de William Shakespeare, auteur de la célèbre tirade : « Être ou Ne Pas Être »

Au moment de cette grande explosion surgie de l’intérieur, Dieu a créé la relativité. Cet événement spirituel correspond à ce que nos scientifiques appellent la Théorie du Big Bang. À mesure que les éléments jaillissaient du tout, le temps fut créé, car une chose fut d’abord ici, puis elle fut là et la période qu’il fallait pour passer d’ici à là était mesurable.

Ainsi, Dieu savait que pour que l’Amour existe et se connaisse en tant qu’Amour pur, son contraire exact devait exister lui aussi. Alors, Dieu créa volontairement la grande polarité, le contraire absolu de l’Amour, tout ce que l’Amour n’est pas. C’est ce que l’on appelle à présent la peur. Dès que la peur se mit à exister, l’Amour put exister comme une chose dont on pouvait faire l’expérience.

Ainsi, nous ne pouvons faire l’expérience de nous-mêmes en tant que ce que nous sommes, avant d’avoir rencontré ce que nous ne sommes pas. C’est la base de la théorie de la relativité et de toute vie physique. Ce qui définit une chose, c’est ce qu’elle n’est pas. Alors, dans le cas de la connaissance ultime, c’est-à-dire nous connaître en tant que Créateur, nous ne pouvons nous éprouver en tant que créateur à moins et avant de nous créer. Et on ne peut se créer à moins de nous dé-faire. En un sens, on doit d’abord « ne pas être » afin d’être.

LA VIE COMME UN PROCESSUS D’AUTO-CONNAISSANCE

La vie est donc un processus par lequel Dieu se crée, puis fait l’expérience de la création. Ce processus de création est continu et éternel. La relativité et la dimension physique sont les outils avec lesquels Dieu travaille. Nous, les humains, sommes un peu comme les doigts d’une seule main, qui après avoir été coupés et dotés d’une conscience individuelle, ne se souviennent plus qu’ils font partie initialement d’un seul et même ensemble. C’est pour cette raison que les gens agissent souvent de façon individuelle. Mais le jour où ils se rendront compte que nous ne faisons tous qu’Un, les choses changeront.

raison-venue-terre-grand-jeu-vie-relativite-incarnationBien sûr, nous n’avons aucun moyen de ne pas être qui et ce que nous sommes. Alors, pour que le jeu soit réaliste, nous nous sommes arrangés pour oublier Qui Nous Sommes Vraiment. En entrant dans l’univers physique, nous avons renoncé à nous souvenir de nous-mêmes. En effet, on ne peut pas ne pas être la progéniture de Dieu, même en essayant très fort. Mais on peut oublier que nous le sommes. Cela nous permet de choisir d’être Qui Nous Sommes, plutôt que de seulement nous réveiller dans le château, pour ainsi dire.

C’est le grand jeu de la vie : retourner à Dieu, c’est-à-dire à l’Amour pur, non simplement en le disant, mais en le recréant vie après vie par le biais d’expériences physiques, expériences que nous choisissons. Pour cela, Dieu nous a doté du même pouvoir de création que lui, dont les outils sont la pensée, la parole et l’action. Et il a fait en sorte, pour que le jeu soit juste et équitable, que nous ayons toujours le choix. La vie se résume alors à « Un Livre dont nous sommes le héros ».

LE BUT ULTIME DE TOUTE VIE

Nous sommes venus non pas pour produire quelque chose avec notre corps mais quelque chose avec notre âme. Le corps n’est que l’outil de l’âme et l’esprit, la force qui anime le corps. La fonction de l’âme est d’indiquer son désir et non de l’imposer. Celle du mental est de choisir parmi ces possibilités et la fonction du corps, celle d’agir à partir de ce choix. En somme, l’âme propose, le mental choisit, le corps agit. Quand les trois agissent de concert,  Dieu se fait chair et l’âme s’épanouit.

Une vie vécue par choix est une vie d’actions conscientes. Une vie vécue au hasard est une vie de réactions inconscientes. NEALE DONALD WALSCH

La vie n’a qu’un but : faire, ainsi que tous les êtres vivants, l’expérience de la gloire la plus entière. Tout le reste de ce que nous disons, pensons ou faisons est subordonné à cette fonction. Notre âme n’a rien d’autre à faire, et ne veut rien faire d’autre. Et ce que ce dessein a de merveilleux, c’est qu’il est sans fin.
Dès l’instant où nous ferons l’expérience de toute notre gloire, nous imaginerons alors une gloire encore plus grande à accomplir. Le plus grand secret, c’est que la vie n’est pas un processus de découverte, mais de création. Nous ne découvrons pas, nous nous créons à nouveau. Par conséquent, ne cherchez pas à savoir Qui Vous Êtes, mais cherchez à déterminer Qui Vous Voulez Être.

LA VIE EST-ELLE UNE ÉCOLE ? SOMMES-NOUS LÀ POUR APPRENDRE ?

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Charlemagne : ancien Roi des Francs ayant participé au développement des écoles

Bien des maîtres et des idéologies populaires véhiculent l’idée que la vie est une école. Que nous sommes venus ici pour apprendre des leçons. Que cette vie n’est qu’un brouillon et qu’on se prépare en réalité pour la suivante. C’est encore un autre aspect de notre mythologie, qui est fondée sur l’expérience humaine. La vie n’est pas une école. Nous ne sommes pas ici pour apprendre des leçons.

Nous nous rendons à l’école ou à l’université s’il y est enseigné quelque chose que nous ne savons pas déjà et que nous voulons savoir. En mettant de côté le cas particuliers des enseignants (rires), ce ne sont pas des endroits où nous allons si nous savons déjà quelque chose et que nous voulons simplement faire l’expérience du fait que nous le savons.

En ces termes, dire que la vie est une école n’est pas tout à fait exact. Molière qualifierait cela d’abus de langage ou, de « raccourci de pensée ». Nous sommes ici en effet non pas pour apprendre mais pour nous rappeler et re-créer Qui Nous Sommes. La vie est alors une occasion pour nous de savoir de façon expérientielle ce que nous savons déjà de façon conceptuelle. Ainsi, techniquement nous n’avons rien à apprendre. Seulement à nous rappeler ce que nous savons déjà et à le mettre en pratique.

CONCLUSION

Cet article est largement inspiré de la trilogie « Conversation avec Dieu » de Neale Donald Walsch, à qui doit revenir tout le mérite. Je n’ai fait que reprendre certains concepts en les exprimant à ma manière.

Il nous est dit que rien ne nous est inconnu et que nous ne sommes en aucun cas là pour apprendre. Certes… Cela dit, étant donné que l’on ne se rappelle pas, du moins pas tout de suite, que l’on sait tout, on a forcément la (trop ?) nette impression de ne rien savoir et d’être ici pour apprendre.
La vie peut alors ressembler à un lendemain de soirée trop arrosée, quand on ne se réveille pas chez soi. On ne se rappelle plus comment on est arrivé, ni même ce qu’on a fait la veille. On se demande un peu ce qu’on est venu faire ici et comment on va repartir. Disons tout simplement que l’on a oublié que l’on sait, mais que cela ne nous empêche pas de savoir ! Reste à s’en rappeler…

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