Qui suis-je et où vais-je ? Pourquoi suis-je ici et qu’ai-je donc à y faire ? Nous sommes nombreux à nous être un jour posées ces questions, la plupart du temps restées sans réponse. Vous seriez surpris de savoir que dans la vie, l’illumination c’est de comprendre qu’il n’y a rien de spécial à faire, ni aucun endroit en particulier où aller, ni même aucune personne à être ou à rencontrer. Vous avez tout simplement à être vous, ici et maintenant. Il faut tenter de comprendre que la vie n’attend rien en particulier de nous. Il n’a jamais été question de lutter, de travailler dur, de vaincre ou de posséder davantage. Le simple fait d’être ici sur Terre est déjà un miracle en soi. Beaucoup pensent à tort qu’après leur mort ils retourneront de nouveau au ciel. L’erreur est de penser qu’ils en ont un jour été séparés.

Ainsi certains passent par des phases de vie difficiles, que d’autres qualifieraient de tourments. L’ironie, c’est qu’ils n’y sont nullement obligés ! Pas plus que nous sommes obligés de nous incarner sur Terre. C’est nous qui choisissons de prendre une forme physique, à chaque fois. Le problème, c’est que la majorité des gens ne s’en souviennent pas. Ils vivent alors leur vie comme si cette condition leur avait été imposée. Non seulement ils croient se trouver dans leur corps contre leur gré, mais ils pensent aussi que les choses qu’ils observent et affrontent le temps qu’ils s’y trouvent, arrivent contre leur volonté. Cela a malheureusement un impact considérable sur leur façon de se comporter. D’où l’importance de réaliser que nous sommes les uniques créateurs de notre existence ! Voyons comment tout cela a commencé !

IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’UNIVERS : L’INDIVIDUALISATION DE LA VIE

Au commencement, il n’y avait qu’une seule chose, l’Amour, ou ce que nous appelons communément « Dieu ». Rappelez-vous, le monde de l’absolu ! Cependant, l’Amour ne pouvait se connaître car aucun élément de comparaison n’existait. En effet, avez-vous déjà essayé de vérifier le bon fonctionnement d’une lampe torche en plein jour ? De même, pourriez-vous discerner de la fumée une journée de brouillard ? Et bien, l’Amour non plus ne pouvait se voir au milieu d’elle-même. Bien qu’il savait qu’il n’y avait qu’Amour, il voulait le savoir et le connaître autrement qu’en tant que concept. Car savoir quelque chose et en faire l’expérience sont deux choses bien différentes.

Comme cette énergie ne pouvait se connaître à partir d’un point de référence extérieur, elle choisit donc d’utiliser un point de référence intérieur. Elle se divisa en plusieurs parties. Chaque partie étant alors capable d’observer de son point de vue, le reste qui compose l’ensemble. C’est le processus originel d’individualisation. Ces individualisations de l’esprit sont ce que nous appelons « des âmes ». Nous sommes donc tous en théorie des dieux en formation qui cherchent à recomposer l’ensemble en se recomposant eux-mêmes.

LA RELATIVITÉ À LA BASE DU FONCTIONNEMENT DE LA VIE

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Portrait de William Shakespeare, auteur de la célèbre tirade : « Être ou Ne Pas Être »

Au moment de cette grande fragmentation interne, Dieu créa la relativité. Cet événement correspond à ce que nous appelons la Théorie du Big Bang. Les éléments ainsi créés pouvaient se trouver là ou ailleurs, et la période qui s’écoulait pour rejoindre l’un ou l’autre était quantifiable. C’est ce qui est devenu « le temps ».

Mais comment savoir qu’il fait froid si tout est froid ? Comment savoir que c’est grand si tout est grand ? Pour cela, il faut une échelle de comparaison ! Quelque chose de chaud et quelque chose de petit. En effet, pour connaître une chose, son contraire doit exister. C’est le principe de polarité. Alors, Dieu créa le contraire absolu de l’Amour. C’est ce que l’on appelle à présent la peur. Quand la peur fut créée, l’Amour devint une chose dont on pouvait faire l’expérience.

Ainsi, nous ne pouvons faire l’expérience de nous-mêmes en tant que ce que nous sommes, avant d’avoir rencontré ce que nous ne sommes pas. C’est la base de la théorie de la relativité et de toute vie physique. Ce qui définit une chose, c’est ce qu’elle n’est pas. Alors, dans notre cas, c’est-à-dire nous connaître en tant que Créateur, nous ne pouvons nous éprouver en tant que créateur à moins et avant de nous créer. Et on ne peut se créer à moins de nous dé-faire. En un sens, on doit d’abord « ne pas être » afin d’être.

LA VIE COMME UN PROCESSUS D’AUTO-CONNAISSANCE

La vie est donc un processus par lequel Dieu se crée, puis fait l’expérience de la création. Ce processus de création est continu et éternel. La relativité et la dimension physique sont les outils avec lesquels Dieu travaille. Nous, les humains, sommes un peu comme les doigts d’une seule main, qui après avoir été coupés et dotés d’une conscience individuelle, ne se souviennent plus qu’ils font partie initialement d’un seul et même ensemble. C’est pour cette raison que les gens agissent souvent de façon individuelle. Mais le jour où ils se rendront compte que nous ne faisons tous qu’Un, les choses changeront.

Bien sûr, le jeu aurait été trop facile si nous nous souvenions de tout cela dès le départ ! Alors, pour que le jeu soit réaliste, nous nous sommes arrangés pour oublier qui nous sommes à la base. En nous incarnant sur Terre, nous avons renoncé à nous souvenir de nous-mêmes. On ne peut pas ne pas être une individualisation du tout. Mais on peut en sorte de ne pas s’en souvenir, du moins pas tout de suite. Cela permet de donner beaucoup plus de réalisme et de crédibilité au jeu planétaire.

C’est le grand jeu de la vie : retourner à Dieu, c’est-à-dire à l’Amour pur, non simplement en le disant, mais en le recréant vie après vie par le biais d’expériences physiques, expériences que nous choisissons. Pour cela, Dieu nous a doté du même pouvoir de création que lui, dont les outils sont la pensée, la parole et l’action. Et il a fait en sorte, pour que le jeu soit juste et équitable, que nous ayons toujours le choix. La vie se résume alors à « Un Livre dont nous sommes le héros ».

LA VIE EST-ELLE UNE ÉCOLE ? SOMMES-NOUS LÀ POUR APPRENDRE ?

Bien des maîtres et des idéologies populaires véhiculent l’idée que la vie est une école. Que nous sommes venus ici pour apprendre des leçons. Que cette vie n’est qu’un brouillon et qu’on se prépare en réalité pour la suivante. C’est encore un autre aspect de notre mythologie, qui est fondée sur l’expérience humaine. La vie n’est pas une école. Nous ne sommes pas ici pour apprendre des leçons.

Si nous réfléchissons bien, nous nous rendons à l’école ou à l’université parce qu’il y est enseigné quelque chose dont nous n’avons pas connaissance et que nous souhaitons apprendre. En mettant de côté le cas particuliers des enseignants (rires), ce ne sont pas des endroits où nous allons si nous savons déjà quelque chose et que nous voulons simplement faire l’expérience du fait que nous le savons.

En ces termes, dire que la vie est une école n’est pas tout à fait exact. Molière qualifierait cela d’abus de langage ou de « raccourci de pensée ». Nous sommes ici en effet non pas pour apprendre mais pour nous rappeler qui nous étions (qui nous sommes toujours en réalité) et le recréer pas à pas. Ainsi, techniquement nous n’avons rien à apprendre. Seulement à nous rappeler ce que nous savons déjà et à le mettre en pratique !

CONCLUSION

Il nous est dit que rien ne nous est inconnu et que nous ne sommes en aucun cas là pour apprendre. Certes… Cela dit, étant donné que l’on ne se rappelle pas, du moins pas tout de suite, que l’on sait tout, on a forcément la (trop ?) nette impression de ne rien savoir et d’être ici pour apprendre. La vie peut alors ressembler à un lendemain de soirée trop arrosée, quand on ne se réveille pas chez soi. On ne se rappelle plus comment on est arrivé, ni même ce qu’on a fait la veille. On se demande un peu ce qu’on est venu faire ici et comment on va repartir. Disons tout simplement que l’on a oublié que l’on sait, mais que cela ne nous empêche pas de savoir ! Reste à s’en rappeler…

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