Le sommeil a beau avoir été étudié sous toutes les coutures, il plane encore bon nombre d’interrogations et d’incertitudes autour du sujet. Je vous propose de découvrir ici quelques fausses vérités que vous pourriez avoir concernant le sommeil. C’est parti !

LE SOMMEIL PERMET D’ÉCONOMISER DE L’ÉNERGIE

VRAI. Lorsque l’on dort, le sommeil nous permet d’épargner 15% de notre consommation d’énergie d’une journée par rapport à lorsque nous sommes assis et éveillés. Si l’on prend en compte les mouvements du corps et les éveils survenant au cours du sommeil, l’économie n’est plus que de 5 à 11%. Cela dit, ces quelques pourcentages font la différence ! Il se passe bien des choses durant le sommeil

LA MAUVAISE HALEINE AU RÉVEIL EST UN PHÉNOMÈNE NATUREL

VRAI. La mauvaise haleine est souvent due à des composés à base de soufre qui se trouvent dans notre bouche. En effet, les micro-organismes présents dans notre cavité buccale se nourrissent de restes de nourriture, de plaque dentaire, de salive et de cellules mortes provenant des gencives ou de la langue. Ils transforment ensuite ces aliments en acides aminés et en peptides, qui se décomposent à leur tour en dégageant une odeur de soufre.

IL FAUT DORMIR AU MOINS 8 HEURES PAR NUIT

FAUX. C’est une notion aussi individuelle que la quantité de nourriture dont chacun a besoin. La durée moyenne de sommeil d’un adulte est de 8h00. Mais certains se contentent de 6h quand d’autres ont besoin de 9 à 10 heures. Chacun doit déterminer ses besoins de sommeil en fonction de ses propres réactions à l’allongement ou à la réduction de son temps de sommeil.

LES RAISONS DE L’INSOMNIE SONT MULTIPLES

VRAI. Les premières causes sont liées à la dépression et à l’anxiété. Mais nombreuses sont les pathologies qui perturbent le sommeil : douleurs, tumeur, diabète, maladies neurologiques (Parkinson, Alzheimer), maladies de la thyroïde, des glandes surrénales, asthme… De mauvaises conditions environnementales (chambre trop chauffée…) et de mauvaises habitudes de vie (regarder la télé au lit) contrarient également le sommeil. Les pollutions énergétiques peuvent aussi être la source d’insomnies.

RESTER COUCHÉ SANS DORMIR EST SUFFISANT POUR RÉCUPÉRER

FAUX. Le simple repos allongé nous permet de reposer le corps et de récupérer d’une fatigue physique. Le sommeil n’est sans doute pas nécessaire à toutes les formes de récupération, mais il l’est certainement pour la récupération intellectuelle. Des travaux récents suggèrent que le sommeil permet de maintenir les connexions entre les neurones. Il favorise donc le stockage et l’organisation de nouvelles connaissances.

LE MANQUE DE SOMMEIL FAIT GROSSIR

VRAI. Pendant le sommeil, nous sécrétons des hormones qui contribuent à l’équilibre pondéral. Par ailleurs, quand nous dormons, l’activité de l’hormone qui stimule l’appétit est ralentie alors que celle de la satiété augmente. Se réveiller pendant la nuit revient donc à réinverser le processus et à stimuler de nouveau notre appétit. Le manque de sommeil crée également une fatigue qui incite à la sédentarité et au grignotage.

IL EST SANS DANGER DE MAL DORMIR

FAUX. À court terme, la fatigue favorise la somnolence et donc le risque d’accident en tous genres. À plus long terme, le risque est d’accumuler une dette de sommeil. Récupérer quelques heures de sommeil le week-end ne sera pas suffisant. Les études prouvent qu’un manque de sommeil augmente les risques de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires, affaiblit les défenses immunitaires et favorise les troubles anxieux.

LE SOMMEIL S’ALLÈGE-T-IL AVEC L’ÂGE ?

VRAI. En vieillissant, le sommeil survient plus tôt, se fragmente d’éveils plus longs et fréquents, se ponctue d’un réveil précoce et d’une tendance à faire la sieste. Rien d’anormal cependant. L’horloge biologique se dérègle plus facilement avec l’âge. La durée moyenne de sommeil diminue et les cycles se modifient également. Le sommeil lent-profond, le plus récupérateur, chute et les micro-réveils se multiplient.

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