En France, on a tendance à manger généreusement le soir. Du coup, on se réveille rarement le matin en ayant faim. Comme on n’a pas trop faim, on se dirige plutôt vers des aliments agréables à manger, ça passe mieux… Or, si le petit déjeuner français est bon au goût, il ne l’est pas forcément pour notre santé !

QUELS SONT LES RISQUES LIÉS À CE TYPE DE PETIT DÉJEUNER ?

Les aliments à index glycémique élevé (pain blanc, céréales, viennoiseries, confiture, miel…) vont augmenter considérablement la glycémie, déclenchant la sécrétion d’insuline, ce qui va entraîner une hypoglycémie réactionnelle. Résultat : 2 heures après avoir mangé, on a déjà faim !

Non parce que l’estomac est vide mais parce que l’insuline a baissé le taux de sucre dans le sang. Les pics de glycémie ont aussi pour effet de favoriser le stockage de glucose sous forme d’acides gras, et donc de favoriser l’embonpoint et l’obésité. L’obésité est le principal facteur de risque pour le diabète de type2.

Les grignotages entre les repas n’aident pas. Si vous êtes en surpoids, prenez simplement une boisson non sucrée en attendant midi. Vous verrez que vous n’aurez pas faim car vous n’aurez pas de chute de glycémie. Si vous avez des enfants, vous avez sans doute remarqué qu’ils ont rarement faim le matin…

Dès le réveil, les hommes se sont toujours activés. Ils ne s’attablaient pas pour se gaver de céréales. Quand ils le pouvaient, nos ancêtres du paléolithique mangeaient au petit déjeuner des acides aminés issus de végétaux ou d’animaux.

Manger sucré le matin ne va pas dans le bon sens pour aider l’organisme à secréter de la dopamine, le neuromédiateur du matin. Il est plus logique de consommer un petit déjeuner protéiné et riche en bonnes graisses. Cela va permettre de stabiliser l’humeur, d’être serein et plus vif intellectuellement.

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