Concernant les cultures de fruits et légumes, on entend souvent dire que l’agriculture biologique n’utilise pas du tout de pesticides. D’ailleurs, les consommateurs ont tendance à placer une confiance aveugle en ces produits. Mais est-ce vraiment le cas ? Le bio est-il réellement plus sain ? 

OUI, L’AGRICULTURE BIO UTILISE DES PESTICIDES

Une centaine d’engrais et intrants sont autorisés par la réglementation. La différence, c’est qu’ils doivent être “d’origine végétale, animale, microbienne ou minérale, sauf si des produits ou des substances provenant de ces sources ne sont pas disponibles en quantité ou en qualité suffisante ou s’il n’existe pas d’autres solutions”.

Même si on évite les plus nocifs, “d’origine naturelle” ne signifie pas “inoffensif”. Beaucoup de choses naturelles peuvent nous tuer. D’une manière générale, qu’ils soient d’origine naturelle ou de synthèse, les pesticides restent des matières toxiques.

De même, ce n’est pas parce qu’un produit est “d’origine naturelle” qu’il est moins nocif pour l’environnement. Des études ont montré que l’usage de produits “naturels” peut se révéler parfois plus nocif pour l’environnement que l’usage de produits de synthèse.

En effet, les produits naturels ont quelques fois une action moins ciblée que leurs homologues synthétiques. Résultat, il faut en utiliser plus pour obtenir le même résultat. Et d’expérience, on sait que la toxicité d’un produit peut aussi bien reposer sur sa qualité que sur la quantité utilisée.

D’autres études ont mis en évidence que certains produits bio contiennent des résidus de pesticides de synthèse. Cela peut arriver notamment si l’épandage dans un champ voisin contamine les cultures bio. Donc pensez à enlever les résidus de pesticides même sur les légumes bio !

Pour résumé, l’agriculture biologique autorise bien des pesticides qui sont certes, moins nocifs à quantités égales, mais qui ne sont pas inoffensifs pour autant. En revanche, grâce à un cahier des charges plus exigeant, le bio est généralement meilleur (mais pas parfait) sur la question des résidus.

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