L’existence du Bien et du Mal semble être ancrée dans les esprits depuis toujours. La Bible relate depuis plus de deux mille ans, l’éternel combat entre les forces du Bien et les forces du Mal. Les contes pour enfants, celui des bêtes féroces et des sorcières contre les princes et les chevaliers. Nos parents et nos professeurs nous enseignent dès le plus jeune âge que la vie ne nous fera pas de cadeaux, que rien ne nous est dû et qu’il faudra nous battre pour l’obtenir puis lutter pour le défendre. Que ce soit dans les livres ou dans la vie, tout semble vouloir dire que rien ni personne sur cette Terre ne peut accéder au bonheur sans lutter auparavant. Alors je vous le demande, la lutte est-elle réellement indispensable ? Et si tel est le cas, la souffrance est-elle nécessaire ?

D’autre part, quand certains de nos actes sont jugés bons, bénéfiques ou acceptables, d’autres sont au contraire condamnés par nos institutions et qualifiés d’atrocités, de pratiques douteuses ou d’incarnations du Mal. Mais qui peut juger cela bon ou mauvais ? Bien ou mal ? Et sur quels critères se basent-ils ? Un Homme est-il apte à en juger un autre ? Si non, Dieu nous juge-t-il ? Et si Dieu existe, quant est-il du Diable ? Les méchants seront-ils envoyés en enfer ? Voilà beaucoup d’interrogations et de zones d’ombres que nous allons tenter d’éclaircir à travers quelques rappels. Car, comme vous le savez déjà, vous savez déjà tout !

IL ÉTAIT UNE FOIS SUR TERRE… LA NAISSANCE DU MAL

lutte-eternelle-bien-mal-bon-mauvais-mythe-realiteDieu savait que pour que l’amour existe et se connaisse en tant qu’amour pur, son contraire exact devait exister lui aussi. Alors, il créa la grande polarité, le contraire absolu de l’amour, la peur. Dès que la peur se mit à exister, l’amour put exister comme une chose dont on pouvait faire l’expérience. C’est cette création de la dualité entre l’amour et son contraire que nous appelons, dans nos diverses mythologies : la naissance du mal, la chute d’Adam ou bien encore la rébellion de Satan…. Tout comme nous avons choisi de personnifier l’amour pur en créant le personnage de Dieu, nous avons choisi de personnifier la peur abjecte en créant le personnage du Diable. Certains ont ensuite élaboré tout un tas de mythologies, dotées de scénarios de batailles et de guerres, de soldats angéliques et de guerriers diaboliques, de forces du bien et du mal, de lumière et d’obscurité.

Ces diverses mythologies ont été la première tentative de comprendre et d’enseigner un événement cosmique dont l’âme humaine est profondément consciente mais que notre mental humain peut à peine concevoir. Le « bien » n’existe pas. Il ne peut exister concrètement sans son contraire. Par conséquent, nous avons également créé le « mal », qui est la marche arrière ou la direction contraire du bien.

COMMENT DIFFÉRENCIER LA NATURE DE NOS ACTES ?

Le bien et le mal sont des valeurs purement subjectives que l’on ne peut définir que l’une par rapport à l’autre et qui dépendent entièrement de notre niveau de conscience. Est-il mal de tuer ? Certains diront que oui, d’autres qu’il dépend. Est-il justifiable de tuer pour certaines raisons dans ce cas ? En temps de guerre peut-être ? Beaucoup d’entre nous seront d’accord pour dire qu’Hitler était l’incarnation du Mal. Mais pensez-vous qu’il avait conscience de faire le mal ? Absolument pas. Bien au contraire ! Il pensait rendre un grand service à son peuple, voire même à l’humanité toute entière. Tout est donc question de point de vue. Dans chaque guerre, chaque conflit, du plus petit au plus grand, il n’y a ni méchants ni gentils. Tout le monde est persuadé de se battre pour une cause juste.

La seule chose qui permet au mal de triompher est l’inaction des hommes de bien. EDMUND BURKE

Nos actes font-ils une différence dans ce cas ? Lors de la Seconde Guerre mondiale, Desmond Doss a refusé de tuer ou de porter une arme au combat en raison de ses convictions religieuses. Affecté à un poste d’infirmier, il a contribué à sauver la vie de 75 de ses camarades en les descendant un à un de la falaise d’Okinawa. Peu importe les choix que vous ferez, car vous ne pouvez pas ne pas revenir à Dieu. Seulement, vous pouvez emprunter des chemins moins ardus que d’autres. Soyez donc conscients de vos actes et agissez en fonction de Qui vous vous voulez devenir. Et n’oubliez pas qu’une machine infaillible régule 24/24 nos actions. Nous subissons les conséquences de nos actes. Ne faites donc pas aux autres ce que vous n’aimeriez pas qu’on vous fasse. Cela devrait suffire à vous garder sur le bon chemin.

LA LUTTE EST-ELLE INDISPENSABLE DANS NOTRE MONDE ?

lutte-eternelle-bien-mal-bon-mauvais-mythe-realiteOn nous a enseigné à vivre dans la peur. On nous a parlé de la survie du plus fort, de la victoire du plus puissant et du succès du plus habile. Mais on parle rarement de la gloire du plus aimant. Ainsi, nous nous efforçons d’être les plus forts, les plus puissants ou les plus habiles d’une façon ou d’une autre. Et si on ne se sent pas à la hauteur dans une quelconque situation, on craint la perte, car on nous a dit que les inférieurs étaient perdants. Ainsi, bien sûr, nous choisissons l’action parrainée par la peur, car c’est ce que l’on nous a enseigné. Mais lorsque nous choisirons l’action parrainée par l’amour, nous ferons plus que survivre, plus que gagner, plus que réussir. Nous ferons alors l’expérience glorieuse de Qui Nous Sommes Vraiment et de qui nous pouvons être.

Pour ce faire, lâchez prise sur ce que vos parents et professeurs vous ont enseigné. Ils pensaient bien faire mais n’étaient pas prêts. Écoutez les enseignements de ceux dont la sagesse vient d’une autre source. Ces maîtres sont partout autour de nous. Dieu ne nous laissera jamais sans ceux qui sont capables de nous guider et de nous rappeler ces vérités. Mais sachez que le meilleur rappel ne vient pas de quelqu’un d’extérieur mais de la voix qui est en chacun de nousEt ne confondez pas lutte et persévérance. La persévérance est une vertu quand la lutte implique trop souvent la souffrance.

LA SOUFFRANCE EST-ELLE NÉCESSAIRE  ? SERONS-NOUS PUNIS EN ENFER ?

Il convient également ici de bien différencier douleur et souffrance. La douleur est un sentiment physique ou mental causé par un quelconque stimulus. La souffrance est ce que vous décidez de faire à ce sujet. Elle découle d’une décision que quelque chose qui se passe n’est pas censé se produire ou ne devrait pas se produire. La souffrance se termine lorsqu’une personne prend la décision consciente de considérer autrement une douleur particulière. Comme je l’ai déjà dit et je le répète, ce ne sont pas les événements qui sont durs mais la façon dont on décide de les vivre. Dans le cas d’une douleur physique ou émotionnelle, on peut faire diminuer ou disparaître la souffrance en décidant d’aimer ce qui se passe, sachant qu’elle se révèlera finalement être pour notre plus grand bien. Nous enlevons ainsi l’aspect « malheur à moi ».

Ce que l’Homme ne veut pas apprendre par la sagesse, il l’apprendra par la souffrance. MAÎTRE MELKISEDECH

D’autre part, l’enfer n’existe pas, pas plus que le diable. Au risque de vous décevoir, les « méchants » de notre monde ne seront pas fouettés pendant l’éternité par des géants de lave dans les entrailles de la Terre. Est-ce vraiment ce que vous souhaitez ? Dans ce cas, je vous invite à lire mon précédent article sur le pardon et la vengeance.
Evidemment, ne croyez pas non plus que les actes restent impunis. Nous attirons des énergies similaires à celles que nous dégageons, avec les conséquences que cela implique. Mais il est important de comprendre que « personne » ne nous punit à part nous-mêmes et donc que personne ne devrait faire justice soi-même car justice se fait quoi qu’il advienne. De plus, entre chaque incarnation, nous ne pouvons accéder qu’aux niveaux de conscience que nous avons atteints. La privation d’amour n’est-elle pas une punition suffisante ?

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