Les Addictions

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D’un point de vue scientifique et médical, les addictions sont des pathologies cérébrales chroniques et récidivantes, caractérisées par la recherche et l’usage compulsifs d’une substance ou d’une activité, cela malgré la connaissance de ses conséquences délétères.

Les addictions avec substance concernent le tabac (nicotine), l’alcool, le cannabis, les opiacés (héroïne, morphine), la cocaïne, les amphétamines et dérivés de synthèse. Parmi les addictions sans substance, seul le jeu pathologique (jeux de hasard et d’argent) est cliniquement reconnu comme une dépendance comportementale dans les classifications diagnostiques internationales (DSM 5, CIM 10).

Le diagnostic de l’addiction (ou dépendance) repose sur des critères bien définis, fixés par des instances internationales de santé mentale.

Les 11 Critères diagnostics  de l’American Psychiatric Association
  • Besoin impérieux et irrépressible de consommer la substance ou de jouer (craving)
  • Perte de contrôle sur la quantité et le temps dédié à la prise de substance ou au jeu
  • Beaucoup de temps consacré à la recherche de substances ou au jeu
  • Augmentation de la tolérance au produit addictif
  • Présence d’un syndrome de sevrage, c’est-à-dire de l’ensemble des symptômes provoqués par l’arrêt brutal de la consommation ou du jeu
  • Incapacité de remplir des obligations importantes
  • Usage même lorsqu’il y a un risque physique
  • Problèmes personnels ou sociaux
  • Désir ou efforts persistants pour diminuer les doses ou l’activité
  • Activités réduites au profit de la consommation ou du jeu
  • Poursuite de la consommation malgré les dégâts physiques ou psychologiques

2 à 3 critères : addiction faible
4 à 5 critères : addiction modérée
6 critères ou plus : addiction sévère

Le tabac

  • Dépendance physique : forte
  • Dépendance psychique : très forte
  • Neurotoxicité : nulle
  • Toxicité générale : très forte
  • Dangerosité sociale : faible

Le tabagisme est dans le monde la première cause de décès évitable, avec chaque année 6 millions de décès imputables (dont 600 000 pour le seul tabagisme passif). En 2015 en France, 220 fumeurs et anciens fumeurs (78 000 par an) décédaient chaque jour des suites du tabagisme. En 1997 ce nombre était de 3 000. Un fumeur sur deux ne dépasse pas les 65 ans, ce qui est bien inférieur à l’espérance de vie. Aucune autre consommation ne présente plus de risques pour la santé que celle du tabac.

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En cause, la fumée résultant de la combustion du tabac comporte plus de 5 300 substancestoxiques, dont 50 reconnues cancérigènes. Elle produit aussi des substances utilisées dans les gaz de combat ou les insecticides comme le cyanure d’hydrogène (Forestite, Zyklon B), et l’acroléine, un puissant irritant des muqueuses.

tabac-dependance-addictions-addictionPour information, durant la Seconde Guerre mondiale, les nazis ont utilisé principalement du Zyklon B pour la désinfection mais également dans les chambres à gaz des centres d’extermination. D’autre part, si les composants du tabac sont évidemment en cause, certains additifs sont également néfastes. Certains des composants provenant de l’engrais sont mêmes radioactifs.

L’effet destressant qu’associe souvent les fumeurs au tabac n’est pas réellement fondé. La sensation provient en réalité du fait que « fumer occupe l’esprit ». Il permet donc ponctuellement de faire taire le mental ce qui provoque une sensation de calme et d’apaisement. Sachez que la médiation est basée sur le même principe. Au passage, cela vous coûtera moins cher à tout point de vue.

Il n’est jamais trop tard pour arrêter de fumer car les risques liés au tabagisme sont partiellement réversibles quelle que soit l’intensité de la consommation.

L’alcool

  • Dépendance physique : très forte
  • Dépendance psychique : très forte
  • Neurotoxicité : forte
  • Toxicité générale : forte
  • Dangerosité sociale : forte

L’alcool est certainement l’un des plus grands fléaux du monde actuel. Bien qu’il soit moins nocif en lui-même que le tabac, il n’en demeure pas moins ravageur. En effet, l’alcool est très dangereux en société de part les pertes de conscience qu’il engendre et la violence que cela implique.

alcool-alcoolisme-alcoolique-dependance-addiction-addictionsEn France, 1/3 des personnes consomment de manière hebdomadaire et 1 sur 7 consomment tous les jours. D’une manière générale, les jeunes sont moins nombreux à consommer quotidiennement, mais leur consommation les amène plus souvent à l’ivresse.

Mode d’action

L’alcool est un produit psychoactif, entre autre il agit sur le fonctionnement du cerveau. Il modifie la conscience et les perceptions, et de ce fait le ressenti et les comportements. Consommé à faibles doses, l’alcool procure une sensation de détente, d’euphorie, voire d’excitation. Il désinhibe et aide à s’affranchir de sa timidité. Consommé à plus fortes doses, il provoque l’ivresse entraînant des pertes de mémoire allant jusqu’au trou noir. À très fortes doses, la somnolence peut aller jusqu’au coma éthylique pouvant entrainer la mort.

Au delà de ses effets immédiats, consommé fréquemment, l’alcool a des conséquences sur la santé à long terme. Il se propage à travers tout notre corps par l’intermédiaire du sang. Parfois l’alcool est la cause directe, parfois il agit indirectement ou aggrave les affections. Outre les problèmes physiques et psychiques, la consommation excessive d’alcool implique également des risques sociaux et un vieillissement accéléré du corps.

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L’alcool exerce un effet anesthésique et analgésique. Il peut soulager temporairement une douleur physique mais n’en élimine pas la cause. En outre, l’alcool ne favorise pas le processus de guérison, mais au contraire, le ralentit. L’assimilation de l’alcool par l’organisme nécessite, en effet, de l’énergie dont le corps a besoin pour recouvrer la santé.

Certains diront qu’ils boivent avec modération, d’autres prendront l’excuse que Jésus buvait du vin. Dieu leur répondrait : « Qui a dit que Jésus était parfait ? ».

Les drogues

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Les troubles associés à la prise de drogues sont évidemment fonction des drogues, de leur association, de la dose et des paramètres propres à chaque individu. On peut les distinguer en trois classes :

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    Avant / Après 3 ans de drogue

    les troubles physiques : souvent immédiats, ils peuvent être handicapants (vertiges, malaises, nausées, vomissements, contractions musculaires, insomnie…), très perturbants (modification de la perception visuelle, baisse de la vigilance et des réflexes, pertes de mémoire…) et dangereux pour la santé (déshydratation, hyperthermie, augmentation ou baisse du rythme cardiaque, crises de tétanie, contraction ou dilatation des vaisseaux sanguins, intoxication aiguë…)

  • les troubles psychiques : à court ou moyen terme (angoisses, étouffement, confusion, nervosité, panique, phobies, délires, instabilité de l’humeur, hallucinations…), au cours de la « descente » (état dépressif, manque) et à plus ou moins long terme (aggravation ou révélation d’une maladie mentale, dépression, suicide…)
  • les risques sociaux : la désinhibition peut entraîner des accès de violence et/ou une incapacité à se défendre (perte de contrôle de soi, attitudes provocatrices exposant à des agressions…), la modification de la perception peut mettre en danger l’entourage, voire provoquer des accidents. Les drogues sont également source d’exclusion et d’isolation sociales.

Les médicaments

Il est important de préciser avant toute chose, qu’à l’origine la maladie n’existe pas. L’Homme a créé et continue de créer sa maladie. C’est un fait, quoi que nous en pensions. La maladie est un résultat logique à un traitement subi. Elle n’est que la réponse inévitable du corps à toutes les tortures et intoxications chroniques que nous lui faisons endurer. Mais voilà, l’Homme dans son infini sagesse a imputé cela à Dieu et a créé les médicaments pour soulager ses maux et palier à cette injustice.

medicaments-dependance-addiction-addictionsPour certains, les médicaments sont devenus une véritable béquille au même titre que l’alcool ou les drogues. L’ironie veut que l’abus des médicaments d’ordonnance peut être plus dangereux que l’abus des drogues illicites. D’ailleurs plusieurs médicaments ont des effets analogues aux drogues vendues sur le marché noir. Certains présentent même des risques de surdose.

En cas d’abus, certains peuvent créer une dépendance. Il s’agit notamment des produits qui combattent :

  • l’anxiété
  • l’insomnie
  • la rhinite
  • la dépression
  • les douleurs (dont ceux à base de codéine, de tramadol ou de morphine…)

Certains médicaments légaux sont parfois utilisés comme produits de substitution ou dans la fabricaton de drogues comme la drogue dite « Krokodil ».


La désomorphine

Cette drogue est apparue en 2002 dans l’est de la Russie et en Sibérie. Son nom fait référence aux effets qu’elle provoque sur la peau. L’effet recherché se rapproche de celui de l’héroïne, mais les effets secondaires sont dix fois supérieurs pour un coût trois à vingt fois moins élevé. Elle détruit littéralement l’épiderme. Elle arrive même à trouer les os. Les consommateurs, lorsqu’ils survivent, sont parfois condamnés à être amputés de la partie nécrosée de leur membre.


zen-meditation-medicaments-guerison-dependance-addictionsCette parenthèse pour dire que les médicaments, bien qu’ils soient légaux ne sont pas bons pour le corps. De manière générale, tout ce qui est issu de l’industrie pharmaceutique détruit le corps. La guérison est d’abord intérieure. Il n’y aura jamais aucun médicament aussi puissant que la volonté de l’âme de guérir.

Cela dit, je n’accuse personne en particulier, surtout pas les faibles et les ignorants.Tout le système est fautif : les politiciens, les lobbyistes, les industries pharmaceutiques, les pharmaciens, les docteurs, les malades. Tout le monde sait. Mais c’est un autre sujet.

Ne vous précipitez pas chez le médecin pour obtenir un soulagement. Ne vous accoutumez pas ou pire ne devez pas dépendants de quelques pilules. Préférez des médecines douces comme la phytothérapie ou les huiles essentielles et guérissez progressivement de l’intérieur.

Nous sommes à l’extérieur ce que nous sommes à l’intérieur. DUALITE

Tout ce dont vous avez besoin est là, en vous et sur Terre.

Autres addictions

Je n’ai traité ici que les addictions avec substance. Les jeux vidéos, les téléphones, les jeux de hasard et d’argent, l’alimentation, le sport, le café, le sexe et tant d’autres peuvent tous faire l’objet d’une dépendance destructrice.

Conclusion

La plupart des addictions naissent souvent de la volonté conscience ou inconsciente d’échapper à la réalité, de perdre conscience. Ce n’est pas forcément une demande constante mais fait parfois suite à un choc ou à un refus d’acceptation, sans pour autant vouloir tomber dans la dépendance. D’autres ne peuvent tout simplement pas vivre plus de quelques heures sans l’emprise d’une substance ou d’une autre.

Néanmoins, rares sont les gens qui aiment profondément les drogues et qui ne regrettent pas un jour d’en être devenus dépendants. D’autres facteurs entrent également en compte, notamment les pollutions énergétiques qui peuvent fortement influencer un esprit fragilisé.

Encore une fois, libre a chacun de vivre la vie qu’il souhaite, de la manière qu’il le souhaite, avec le corps qu’il désire. Il n’y a aucune obligation ni aucun interdit. Il n’y a aucune conséquence sinon celles qu’on s’inflige. Mais rappelez vous que le corps physique est le véhicule de l’âme dans l’incarnation. A chacun de voir s’il veut la passer dans un corps sain et fonctionnel ou dans un corps malade qui le lâchera certainement en cours de route.

Qui veut voyager loin ménage sa monture. JEAN RACINE

Par ailleurs, sachez que toutes les formes d’addictions ou excès en général sont un frein au développement spirituel et personnel. Elles empêchent de profiter de l’instant présent et d’être réellement libres. Si tel est votre désir, vous ne pourrez JAMAIS atteindre votre plus haut potentiel en étant dépendant, peut importe l’addiction. Mais tout dépend du but qu’on s’est fixé, si tant est qu’il y en ait un.