Les volailles industrielles correspondent aux poulets dits “premier prix” élevés en batterie dans des conditions déplorables. Destinées principalement à l’élaboration de viandes transformées (nuggets, fast-food…), elles représentent un risque considérable pour la santé humaine.

VOLAILLES INDUSTRIELLES : QUELS RISQUES POUR LA SANTÉ ?

Lors du ramassage, les volailles sont entassées par trentaine dans des caisses qui sont ensuite empilées sur les camions sur une dizaine d’étages. Le stress et la peur provoqués par cet étape engendrent des diarrhées. Les poulets du dessus fientent sur les poulets du dessous, les contaminant au passage.

Sur la chaîne d’abattage, la contamination continue. Les poulets étant abattues tête en bas, le contenu de l’oesophage se répand dans la rigole. Les têtes de poulet traînent dans ce mélange de sang et de nourriture prédigérée, et se chargent au passage de potentiels contaminants.

Les “parades” pour débarrasser les volailles de ces bactéries ne sont pas systématiques et souvent insuffisantes. Elles consistent à refroidir les volailles à 4°C, en les aspergeant d’eau glacée. En réalité, ce procédé ne tue pas les bactéries mais empêche seulement leur développement.

Une étude réalisée par UFC Que choisir a révélé un taux de 26% d’échantillons de volailles industrielles positifs à la bactérie Escherichia Coli. 61% des échantillons se sont révélés être résistants à des antibiotiques dont 23% à des antibiotiques très puissants, dits “critiques”.

En cuisine, lorsque la volaille est manipulée à pleine main, ou déposée sur un plan de travail servant à traiter d’autres denrées, la contamination se fait facilement. Le rinçage peut empirer le problème en projetant les bactéries un peu partout dans la cuisine.

Le seul moyen de réduire le risque est de bien cuire la viande ou de consommer des viandes non traitées aux antibiotiques. Les poulets élevés en plein air renforcent naturellement leur système immunitaire. Le recours aux antibiotiques n’est alors pas nécessaire.

Les personnes infectées par ces bactéries résistantes ont peu d’espoir de s’en sortir puisque le dernier rempart contre ces bactéries serait d’utiliser les antibiotiques auxquels elles sont devenues résistantes. Chaque année, ces bactéries tuent. Une estimation parle de plus de 1500 personnes, rien qu’en Europe.

Le gouvernement, au courant, a mis en place un plan visant à diminuer de 25% l’utilisation d’antibiotiques dans les élevages sur les 5 prochaines années. Mais cela sera-t-il suffisant ? Pour limiter la contamination, certains pays alertent les consommateurs sur le risque, c’est notamment le cas aux États-Unis.

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