Le Matérialisme

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Le terme matérialisme est couramment employé pour désigner l’attitude générale ou le comportement de celui qui s’attache avec jouissance aux biens et plaisirs matériels, ainsi qu’aux valeurs monétaires. Plus généralement, il désigne celui qui n’accorde de réalité qu’aux objets « matériels ». La possession et l’accumulation de biens à la mode est un trait de caractère prépondérant chez une personne matérialiste.

En philosophie, le matérialisme est la doctrine selon laquelle il n’existe d’autre substance que la matière. Il s’oppose donc au dualisme qui admet l’existence de deux substances distinctes : l’esprit et la matière. Le terme est apparu dans la seconde moitié du XVIIe siècle pour désigner les philosophies qui niaient l’existence de substances spirituelles et ne reconnaissaient que celle des substances corporelles. D’une façon générale, le matérialisme rejette l’existence de l’âme, de l’Au-delà et de Dieu.

LES ORIGINES DU MATÉRIALISME

Beaucoup de gens pensent à tort que l’argent fait le bonheur. Pour cette raison, la plupart des riches ne voient aucunement l’intérêt de se défaire de leurs possessions. De la même façon, les démunis pensent que leur malheur est dû au manque d’objets matériels. Ils cherchent donc à avoir ce que les riches possèdent, ce que les riches refusent évidemment de céder. Malheureusement, nombre de gens, la majorité encore hélas, n’ont pas compris que toute la vie est spirituelle et que par conséquent, les problèmes ont des bases spirituelles et des solutions spirituelles. La quasi totalité des conflits naissent parce que quelqu’un a quelque chose que quelqu’un d’autre veut, ce qui pousse ce quelqu’un à faire quelque chose que quelqu’un d’autre ne veut pas qu’il fasse.

Le monde est donc majoritairement régit par des actions qui ne sont, non pas basées sur le coeur ou même la raison, mais sur la peur de manquer et la quête de possessions. Tout dans ce monde est question d’argent. Sinon pourquoi y aurait-il encore des guerres ? La guerre est un business bon sang ! Une vrai mine d’or. Mais la seule paix au monde qui soit nourrissante est la paix intérieure. Que chacun trouve la paix intérieure et plus personne n’aura besoin des choses du monde extérieur. La richesse est intérieure. Soyons riches du coeur !

SPIRITUALITÉ ET MATÉRIALISME

Lorsque nous atteignons la paix intérieure, la présence ou l’absence de gens, d’endroits, de choses, d’états, de circonstances ou de situations ne peut plus être le créateur de notre état d’esprit ou la cause de notre expérience d’être. En somme, notre bonheur n’est plus conditionné par l’extérieur. Nous ne recevons plus le bonheur, nous l’émettons. Mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a plus aucun désir ou attrait pour le monde extérieur. Cela signifie que les préoccupations envers les choses du corps sont volontaires et non plus obligatoires. On éprouve alors un désir par choix et non pas par nécessité afin d’être heureux.

N’aies besoin de rien. Désire tout. DIEU

En ce sens, chercher plus de confort pour soi et les siens n’est pas quelque chose d’inconvenant. Vouloir créer une meilleure vie est une bonne chose. Une seule question se pose alors : qu’est-ce qu’une meilleure vie ? Une plus grosse maison ? Une plus grosse voiture ? Plusieurs grosses voitures ? Une meilleure vie ne vient aucunement de l’accumulation d’objets. Trop de gens disent savoir cela mais agissent à son encontre. La plupart de leurs actes et décisions sont conditionnés par la possession d’objets. Ceux qui ne s’en soucient pas, les abandonnent facilement.

LES MÉCANISMES DU MATÉRIALISME

materiel-materialisme-objet-objets-possession-possessions-se-liberer-empriseLa possession de biens entrave la liberté. Et sans liberté, le bonheur n’est pas possible. Être dépourvus de besoins est donc une grande liberté et une grande source de bonheur. Ainsi, il n’y a plus de raison d’avoir peur de ne pas avoir, de perdre ce que nous avons ou de pas être satisfait d’une chose que nous acquérons. Si nous n’avons rien à perdre, nous n’avons rien à craindre. Et si nous n’avons rien à craindre, alors nous ne pouvons nous mettre en colère contre ce que nous n’avons pas. Nous n’avons pas à être en colère non plus contre ce que nous n’obtenons pas, car cela n’était pas une nécessité, seulement une préférence.

Si la crainte quant à la possibilité de ne pas obtenir une chose n’existe plus, alors la colère et la frustration non plus. Dans cette idée, nous n’avons pas à être en colère parce que quelqu’un ne nous aime pas, car nous n’avons pas besoin qu’il nous aime. La possession entraine la possession. La réalisation d’un désir en engendre la création d’un autre. C’est une roue sans fin. Être l’esclave de ses désirs ne peut être une route rapide vers l’accomplissement de Soi. Quelqu’un de spirituellement avancé sait intérieurement que tout ce qui a été créé peut être créé de nouveau ou qui plus est, est sans importance.

LES CLIVAGES DU MATÉRIALISME

L’argent a divisé le monde en plusieurs groupes. Beaucoup se battent uniquement pour survivre et se soucient uniquement de manger, de boire ou de dormir au chaud. Ils n’ont pas le temps de pouvoir faire autre chose. Chaque mois des milliers d’entre eux meurent par manque de nourriture, d’eau potable ou d’hypothermie. D’autres, ceux que nous appelons la classe moyenne, ont les bases de la survie mais aimeraient pouvoir se permettre des loisirs. Ils travaillent en général dur et peinent à profiter de ce qu’ils ont acquis. Des personnes, faisant partie d’un troisième groupe, bien plus petit, ont tout ce qu’elles désirent mais curieusement beaucoup d’entre elles demandent encore davantage.

Et quelque part, quelques individus formant un groupe minuscule, se sont détachés des besoins d’objets matériels. Ils se préoccupent uniquement de vérité spirituelle et considèrent la vie comme un voyage de l’âme et comme une source de croissance. Ils ne se préoccupent plus d’avoir, seulement d’être. Chaque bien que nous possédons sont des liens qui nous retiennent. Vous n’emporterez pas vos possessions au paradis. Préférez donc nourrir l’âme au corps. L’âme est éternelle. Le corps est éphémère.