Depuis des millions d’années, nous sommes physiologiquement constitués pour assimiler une nourriture naturelle, simple et non concentrée, majoritairement composée de fruits et de plantes. Au fil du temps, nous avons modifié notre alimentation. Mais finalement, l’Homme n’est-il pas un frugivore qui s’ignore ?

RÉGIME FRUGIVORE : CE QUE L’HOMME EST CENSÉ MANGER

Chaque espèce animale possède une alimentation propre et spécifique, fonction de ses besoins et de son anatomie : le lion est carnivore, la vache est herbivore, la poule est granivore, le chimpanzé est un frugivore non strict… De quel animal pensez-vous que nous sommes le plus proche ?

Le chimpanzé se sert de ses mains pour saisir sa nourriture. L’ensemble de son système digestif mesure douze fois la longueur du corps. Cet intestin très long lui assure une bonne assimilation des plantes et des fruits. Dans son environnement naturel, il est rarement malade. Son alimentation est composée de :

  • 60% fruits
  • 20% feuilles
  • 5% graines
  • 4% fleurs
  • 4% insectes
  • 1,5% viande
  • 4,5% autres

L’Homme et le chimpanzé possèdent le même patrimoine génétique à 1,2% près. Leurs systèmes digestifs sont précisément les mêmes. Ils sont donc constitués pour le même type de nourriture. Si un jour vous vous retrouvez seul sur une île déserte, sans outils, sans armes et sans allumettes, vous constaterez que :

  1. Vos mains sont vos seuls outils, vous vous dirigez donc vers la nourriture que vous pouvez saisir.
  2. La viande vous est difficilement accessible. De plus, sa consommation requiert outils et cuisson.
  3. Vous n’avez pas d’heures pour manger, c’est la faim qui régule votre horloge interne.
  4. Vous mangez debout, sur place et un seul type d’aliment à la fois.
  5. Vous mangez peu à chaque prise, uniquement ce qu’il faut pour calmer votre faim.
  6. Vous avez rarement soif. L’eau contenue dans les fruits et légumes suffit à vous hydrater.

C’est ainsi que nos ancêtres se sont alimentés pendant des millions d’années. Or aujourd’hui, nous faisons de 2 à 5 repas par jour, généralement à heures fixes, souvent copieux, en combinant protéines, glucides et lipides, que nous cuisinons et dénaturons en les faisant cuire.

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