Les féculents seraient soit-disant indispensables à l’effort physique. Dans le milieu du sport, on en parle comme du meilleur ami du sportif. En effet, qui n’a jamais reçu comme conseil de manger un plat de pâtes la veille d’une compétition ? Pourtant, c’est probablement la dernière chose à faire si vous voulez performer !

NON, LES FÉCULENTS SONT LOIN D’ÊTRE INDISPENSABLES

Pour beaucoup de sportifs, ne pas manger de féculents est inconcevable et entraînerait un manque de force et une baisse d’énergie. Nombre d’entre eux pensent à tort que les céréales les aident à être plus performants. Pourtant, il existe d’autres alternatives plus saines pour donner à notre corps l’énergie dont il a besoin.

Les féculents sont tellement ancrés dans nos habitudes que beaucoup de personnes pensent que l’espèce humaine en a toujours consommé, or, leur apparition remonte à seulement 10 000 ans, avec l’essor de l’agriculture durant la période du néolithique.

10 000 ans ça peut paraître beaucoup mais à l’échelle de l’espèce humaine, ce n’est pas grand chose ! En effet l’Homme est sur terre depuis 6 à 7 millions d’années et durant tout ce temps, il n’a jamais consommé de céréales, uniquement des légumes racines dans des proportions infiniment moins importantes qu’aujourd’hui !

Nos ancêtres ne connaissaient ni les pâtes, ni le riz, ni le pain et avaient pourtant de très gros besoins énergétiques car leur corps était leur outil de survie. Malgré l’absence quasi totale de féculents dans leur alimentation, ils possédaient une force et des aptitudes en moyenne bien supérieures aux nôtres.

C’est ainsi que des chercheurs ont réussi à prouver que n’importe quelle femme de l’époque possédait une force physique supérieure aux hommes forts d’aujourd’hui ou encore que certains de nos ancêtres australiens étaient capable de courir plus vite que les plus grands athlètes actuels.

Il n’y a aucun argument physiologique, biochimique ni évolutionniste pour laisser penser que les produits céréaliers soient indispensables à l’espèce humaine – qui n’en a jamais consommé pendant 7 millions d’années, soit la quasi-totalité de son existence sur Terre. Aucun des constituants nutritionnels des céréales n’est spécifique à ces plantes : on les trouve ailleurs. On peut bien sûr consommer des produits céréaliers si on les tolère, mais on peut aussi s’en passer totalement, sans courir le moindre risque. DOCTEUR JEAN-MARC DUPUIS

Les fruits (frais, séchés, oléagineux) devraient être la principale source de glucides. Non seulement leurs vitamines et minéraux sont mieux assimilables par le corps, mais ils favorisent également la sécrétion de leptine, l’hormone de la satiété, ce que ne font pas les céréales, d’où cette difficulté à s’arrêter d’en manger.

Ne supprimez pas les féculents d’un coup. Commencez par réduire les portions de céréales et réhabituer votre corps à digérer les aliments crus. Remplacez les céréales raffinées par des féculents de meilleure qualité (patate douce, navet, panais, manioc…) et diminuez progressivement les doses en complétant avec des fruits.

Réagir à l'article