Quand la France occupe la deuxième place des pays les plus généreux en termes d’avantages sociaux en Europe, un tiers des français pensent que le système social en place favorise l’assistanat et 20% trouvent les aides sociales trop importantes. Dans ce contexte, faut-il continuer à assister les gens ?

L’ASSISTANAT EST-IL BÉNÉFIQUE ?

Si certaines personnes ont une tendance à la fainéantise et profitent parfois allègrement des avantages sociaux, beaucoup se sont retrouvées dans le besoin pour des raisons qui échappent totalement aux apparences. D’autres, plus sensibles, cherchent tout simplement à fuir un système corrompu et défaillant.

Dans tous les cas, ne les jugez pas. Ne cherchez pas non plus à les culpabiliser et à les ostraciser davantage encore que la société ne le fait déjà. Car ce sont des victimes, tous comme ceux qui travaillent courageusement à de dures labeurs pour financer l’assistanat.

La perte de repères et le sentiment d’inutilité que procure l’exclusion sociale ne sont-ils pas suffisante punition ? Demandez-vous comment vous aimeriez que l’on vous traite à leur place. Avec tolérance et compassion ? Ou mépris et indifférence ? Car vous n’êtes pas à l’abri de basculer un jour prochain.

Paradoxalement, beaucoup de ceux qui sont contre le système actuel, manifesteraient tout autant leur mécontentement si la misère devenait visible. Il faut aussi faire preuve de discernement quant aux raisons qui motivent certains organismes à aider les nécessiteux ou, auquel cas, ne pas aider l’autre pour de mauvaises raisons.

Car, chercher à rendre quelqu’un dépendant de soi revient à vouloir avoir du pouvoir ou à créer sa valeur personnelle par le biais d’un autre. Dans la mesure où on laisse les autres nous rendre responsable d’eux, on leur permet de nous rendre puissant et cela nous fait sentir précieux.

Si tu donnes un poisson à un homme, il mangera un jour. Si tu lui apprends à pêcher, il mangera toujours. LAO TSEU

Le but est d’aider les faibles à devenir forts et non pas de laisser les faibles s’affaiblir davantage. L’aide c’est du pouvoir. Les gouvernements l’ont bien compris. Beaucoup d’entre eux ne cherchent à aider les nécessiteux qu’en raison du soutien qu’ils recevront ensuite de leur part. Pourtant, une parole ou un geste ne devraient pas être conditionnels.

On peut être contre un système qui, certes, favorise la procrastination, mais on peut aussi être pour un système qui donne l’opportunité de se réorienter, de guérir ou simplement de souffler entre deux services. Certains n’ont souvent pas besoin de grand chose pour trouver la volonté et le courage d’en faire de grandes.

Il n’y a aucune obligation à aider son prochain. Chacun décide et agit en son âme et conscience. Mais parfois, la meilleure façon d’aider quelqu’un est tout simplement de lui rappeler qui il est vraiment. De lui montrer que la force est en chacun d’entre nous.

Nous avons tous le pouvoir et le potentiel de briller. Ce n’est pas donné qu’à certains. En laissant briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres le pouvoir d’en faire autant. Alors maintenant brillez et tentez d’éclairer les autres !

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