Extrait du livre sur l’addiction « Chasing the Scream : The First and Last Days of the War on Drugs » de Johann Hari

Si vous m’aviez demandé comment on devient toxicomane, je vous aurais regardé d’un air consterné, et je vous aurais dit : « En se droguant, évidemment ! » Ce n’est pas bien difficile à comprendre. Je pensais l’avoir moi-même constaté. Tout le monde peut se l’expliquer. Imaginez que vous, moi et vingt autres personnes croisées dans la rue prenions un puissant narcotique pendant vingt jours. Au matin du 21e, nous en aurions une envie irrépressible. C’est cela, la dépendance.

addictionCette théorie a notamment été échafaudée au cours d’expériences sur des rats de laboratoire, expériences qui sont entrées dans l’inconscient collectif américain via un célèbre spot du Partenariat pour une Amérique sans drogues, diffusé dans les années 1980. Peut-être vous en souvenez-vous. Le processus était simple. On plaçait un rat dans une cage avec deux biberons. L’eau du premier était pure, tandis que l’autre était additionnée d’héroïne ou de cocaïne. Presque systématiquement, le rat finissait par être obnubilé par ce mélange, et il en buvait toujours davantage, si bien qu’il finissait par en mourir.

Le spot expliquait : « Il existe une drogue si addictive que 90% des rats ne peuvent y résister. Ils en reprennent. Encore et encore. Jusqu’à ce que mort s’ensuive. Cette drogue, c’est la cocaïne. Elle risque d’avoir le même effet sur vous. »

addictionOr, dans les années 1970, un professeur en psychologie de Vancouver, Bruce Alexander, avait remarqué que quelque chose ne collait pas. Les rats observés étaient seuls dans leur cage et ils n’avaient rien d’autre à faire que de se droguer. Que se passerait-il, se demandait-il, si l’on procédait différemment ? Il avait donc construit un parc à rats, une cage confortable où les rongeurs pouvaient jouer avec des balles colorées. Ils étaient très bien nourris, disposaient de tunnels où gambader et étaient entourés de congénères. De quoi plaire aux rats les plus exigeants… Qu’allait-il se produire ?

Dans le parc, les rats avaient goûté aux deux biberons, ne sachant pas ce qu’ils contenaient. La suite avait été des plus étonnantes.

Dans leur grande majorité, les rats qui menaient la belle vie n’étaient pas attirés par l’eau additionnée d’héroïne. Ils buvaient en moyenne un quart de ce que les sujets isolés consommaient, et ne développaient pas de dépendance. Aucun n’y succombait. A l’inverse, les rats isolés ou malheureux devenaient rapidement accro.

J’ai d’abord pensé que cette observation était spécifique aux rats, jusqu’à ce que je découvre qu’une expérience bien pratique sur des êtres humains avait eu lieu à la même époque. Son nom ? La guerre du Vietnam. Selon Time Magazine, les GIs y consommaient de l’héroïne « aussi facilement que du chewing-gum ». Les chiffres publiés dans Archives of General Psychiatry le prouvent : au Vietnam, 20% des soldats étaient accro à l’héroïne. De quoi terroriser leurs compatriotes, restés au pays, qui pensaient logiquement qu’une horde de toxicomanes rentrerait aux Etats-Unis à la fin de la guerre.

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« La jeune fille à la fleur » de Marc Riboud

Or, selon la même étude, 95% des soldats toxicomanes avaient décroché d’eux-mêmes, le plus souvent sans cure de désintox. Ils étaient passés d’une cage terrifiante à une cage agréable, et la drogue ne leur était plus d’aucune utilité.

Pour le professeur Alexander, cette découverte remettait profondément en cause deux conceptions opposées de la toxicomanie. Les conservateurs l’envisagent comme une tare morale, conséquence de l’hédonisme. À l’inverse, les gens de gauche ont généralement tendance à la présenter comme une maladie qui se développe quand le cerveau est pris en otage par les substances chimiques. En réalité, la dépendance n’était selon lui qu’une forme d’adaptation à notre environnement. Ses causes ne trouvent pas leur origine en nous mais dans la cage où nous nous trouvons.

addictionUne fois la première phase terminée, le professeur était allé un peu plus loin. Il avait refait des tests où les rats, livrés à eux-mêmes, développaient une addiction, et avait prolongé l’expérience sur 57 jours (de quoi rendre accro n’importe qui). Il avait ensuite placés ces rats dans la cage collective, afin de déterminer si l’addiction était irréversible. A ce stade, étaient-ils irrémédiablement sous l’emprise des drogues ? Encore une fois, les résultats s’étaient avérés étonnants. Excepté quelques séquelles légères liées au manque, les rats avaient rapidement mis fin à leur consommation excessive, et tout était revenu dans l’ordre. La bonne cage les avait sauvés (toutes les références à ces études sont dans mon livre).

J’avoue avoir été sceptique. Cette théorie allait tellement à l’encontre de ce qu’on nous avait répété que je n’y croyais pas. Et pourtant. A mesure que j’interrogeais les chercheurs et que je me penchais sur leurs travaux, je découvrais des choses qui paraissaient absurdes. A moins de les examiner à la lumière de cette nouvelle approche.

addictionPrenons, comme exemple, une expérience on ne peut plus banale et dont vous vous pourriez être le sujet. Supposons qu’à la suite d’un accident automobile, vous souffriez d’une fracture de la hanche et qu’une ambulance vous transporte en urgence à l’hôpital. Il y a de fortes chances qu’on vous administre aussitôt de la diamorphine, l’appellation médicale de l’héroïne. Comme vous, bon nombre de malades en reçoivent pendant de longues périodes pour soulager la douleur. Cette héroïne-là est bien plus pure et plus puissante que la poudre frelatée vendue par les dealers. Si l’on adhère à la théorie couramment admise sur les addictions, à savoir qu’elles sont la conséquence d’une accoutumance à la drogue évoluant vers un besoin physiologique, tout patient, vous y compris, cherchera logiquement à s’approvisionner en came pour satisfaire sa dépendance dès sa sortie de l’hôpital.

Pourtant, ce n’est quasiment jamais ce qui arrive. C’est un docteur canadien, Gabor Mate, qui me l’a fait remarquer : la même drogue transforme les drogués de la rue en junkies désespérés alors qu’elle n’affecte pas des patients qui en ont consommé dans un cadre médical.

addictionSi vous croyez encore (comme je le pensais aussi) que la dépendance a des causes chimiques, ce qui précède n’a aucun sens. En revanche, si adhérez à la théorie de Bruce Alexander, tout s’éclaire. Les junkies sont comme les rats enfermés dans une cage individuelle, qui n’ont d’autre source de réconfort que l’héroïne. Le patient, quant à lui, s’apparente aux rats de la seconde cage. De retour chez lui, il reprend sa vie normale, entouré de ceux qu’il aime. La drogue est la même mais l’environnement est radicalement différent.

addictionTout cela va bien au-delà de la simple compréhension de la toxicomanie. Pour le Pr. Peter Cohen, nous éprouvons tous un besoin viscéral de créer du lien. C’est ce qui nous comble. Quand c’est impossible, nous prenons ce que nous avons sous la main – le ronronnement d’une roulette de casino ou la piqûre d’une seringue. Selon lui, il faut arrêter de parler de dépendance et préférer le terme de connexion. Faute de pouvoir nouer des liens profonds, on se connecte à l’héroïne.

Extrait de l’article « Spiritual causes of addiction » de la Spiritual Science Research Foundation (SSRF)

Grâce à des méthodes de recherche spirituelle, nous pouvons examiner la dimension spirituelle et déterminer la mesure dans laquelle elle affecte nos vies. Cependant, il est pertinent d’ajouter que les subtilités et les nuances des différents facteurs spirituels et leur interaction peuvent être très complexes et compliquées. C’est pour cette raison que l’on peut démontrer jusqu’à 80 % au mieux l’implication et la contribution de ces facteurs spirituels. Cependant, même avec cette restriction, juste en prenant la dimension spirituelle en compte, la recherche spirituelle est beaucoup plus holistique que la recherche classique pour mettre la lumière sur les raisons de l’apparition et le fonctionnement de certains phénomènes.

La recherche spirituelle a fourni les résultats suivants afin de déterminer les causes profondes des addictions :

Cause de l’addiction Pourcentage en moyenne de la contribution à la dépendance 1
Dépendance physique 30
Influence de l’esprit et de l’égo  302
Pollutions énergétiques : entités expérimentant la substance à travers la personne ou par simple sadisme  403
Total 100
Notes :

1. Les chiffres de ce tableau ne sont que des moyennes et peuvent varier considérablement au cas par cas. Le point important est qu’il y a une forte probabilité d’une influence spirituelle actuellement inconnue de la science moderne.

2. Cet aspect est dû à l’esprit et à l’égo. Par exemple, en raison de la pression des pairs ou juste pour se donner un genre, un adolescent peut commencer à utiliser une substance addictive. C’est d’autant plus dans le cas du tabagisme, où la tendance est de montrer que l’on est « cool ».

3. La proportion de causes spirituelles de la dépendance peut varier considérablement. Même si la dépendance est d’abord pour des raisons psychologiques, les énergies négatives peuvent profiter de cette faiblesse en une personne afin de les affecter. Ainsi, la dépendance peut très bien avoir commencé avec une raison physique ou psychologique et se prolonger pour des raisons spirituelles. En gardant cela à l’esprit, il est donc tout à fait compréhensible, lorsque le ministre de la santé (US) cite plusieurs enquêtes nationales qui révèlent que 75% à 85% des 51 millions de fumeurs du pays aimeraient arrêter, qu’ils ne soient pas en mesure de le faire. Les toxicomanes sont incapables de renoncer à une dépendance même s’ils le veulent, en raison de l’influence que l’énergie négative a sur eux.

La répartition des raisons spirituelles

En tant que causes spirituelles, les ancêtres représentent 30% des addictions tandis que les énergies négatives ou les entités représentent 70%. Les ancêtres défunts affectent ou possèdent les gens pour deux raisons principales :

  • Pour satisfaire leur envie de la substance addictive
  • Pour troubler la personne en la faisant devenir addicte

Les personnes ayant plusieurs dépendances peuvent être influencées soit par de multiples entités, soit par une seule mais avec plusieurs dépendances.

Les causes de rechute

Les rechutes sont un sujet très sensible dans le domaine des addictions. Elles sont considérées comme un échec. La recherche spirituelle montre que la forte implication des raisons spirituelles dans l’addiction est une des raisons qui explique ce faible taux de succès des traitements aux niveaux physique et psychologique.

Un traitement physique passe par le sevrage et la substitution chimique. Les produits chimiques comme la méthadone sont utilisés comme substituts plus sûrs pour palier la consommation abusive de certaines drogues.

Un traitement psychologique comprend le conseil, la psychothérapie formelle / ou informelle… avec ou sans traitement physique.

Selon les statistiques, jusqu’à 46 % des alcooliques rechutent six mois après la réception du traitement en milieu hospitalier et jusqu’à 48 % dans un programme externe. Le Bureau nationale de contrôle des drogues indique que le taux de récupération à long terme de la dépendance à la méthamphétamine peut être inférieur à 10%. Même ceux qui réussissent à cesser de fumer pour la première fois souffrent d’un taux de rechute de 75%, tout comme les alcooliques et les toxicomanes à l’héroïne.

Conclusion

J’ai voulu vous montrer à travers ces deux extraits que les causes de la dépendance sont peut-être plus profondes que la science actuelle ne veut bien l’admettre. Je ne leur jette pas la pierre, mais les médecines traditionnelles ne s’attaquent pas aux causes racines de l’addiction. Elles se contentent de l’effleurer. Je suis persuadé que l’amour peut éradiquer à lui seul l’addiction sur cette planète. Mais pour que l’amour puisse jaillir, il ne doit pas être entravé par les pollutions énergétiques. Je le répète encore une fois : la dépollution énergétique est réellement la première étape vers un mieux-être physique, mental et émotionnel.

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