La plupart des gens confondent à tort la douleur et la souffrance. Bien que l’une puisse engendrer l’autre, les deux sont parfaitement distinctes et nécessitent que l’on redéfinisse leurs contours. Au final, vous vous rendrez compte que nous avons rarement mal mais que nous décidons très souvent de souffrir.

SAVOIR DIFFÉRENCIER LA DOULEUR ET LA SOUFFRANCE

La douleur est un sentiment physique ou mental causé par un stimulus (choc, blessure…). La souffrance est ce que vous décidez de faire à ce sujet. Vous décidez de souffrir parce que vous estimez vivre un événement ou une situation qui ne devrait pas s’être produit.

La souffrance se termine lorsque vous décidez de considérer autrement cette douleur. Dans le cas d’une douleur physique ou émotionnelle, on peut faire diminuer ou disparaître la souffrance en décidant d’aimer ce qui se passe, sachant que cette douleur se révèlera probablement comme un bienfait.

Ce ne sont pas les événements qui sont durs mais la façon dont on décide de les vivre. DUALITE

Par exemple, imaginons que quelqu’un vous mette une gifle. D’un point de vue objectif, cette gifle provoquera chez vous une douleur. En effet, votre joue va probablement s’échauffer, rougir ou encore picoter. Ce sont seulement là les mécanismes réactionnels du corps qui sont inévitables.

Maintenant la question est de savoir ce que vous allez faire de cette douleur. Vous pouvez choisir de ne pas y accorder d’importance et dans ce cas la gêne disparaîtra d’ici quelques heures, ou bien vous pouvez décider d’y voir un acte grave ou injuste et choisir d’en souffrir des semaines, des mois, des années…

D’une manière générale, toutes les blessures, qu’elles soient physiques ou émotionnelles, entrainent une réaction douloureuse, qui n’est autre que le moyen de votre corps de vous informer qu’il est en danger. Si la douleur n’existait pas, nous ne verrions pas la nécessité de retirer notre main du feu.

La souffrance, quant à elle, est une douleur optionnelle de l’esprit. On décide de souffrir. On ne choisit pas d’avoir mal. L’humiliation, par exemple, peut être une source de souffrance. Nous faisons le choix volontaire de souffrir d’une situation que nous avons jugée humiliante, là où d’autres auraient vu autre chose.

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