Le Big Bang ou « Grand Boum » est un modèle cosmologique utilisé par les scientifiques pour décrire l’origine et l’évolution de l’Univers. Il a été initialement proposé en 1922 par le physicien et mathématicien russe Alexandre FriedmannIl décrivait dans les grandes lignes l’expansion de l’Univers, avant que celle-ci soit mise en évidence par l’astronome américain Edwin Hubble en 1929. Ce modèle est désigné pour la première fois sous le terme ironique de « Big Bang » lors d’une émission de la BBC, The Nature of Things le 28 mars 1949.
De façon générale, le terme « Big Bang » est associé à toutes les théories qui décrivent notre Univers comme issu d’une dilatation rapide qui fait penser (abusivement) à une explosion. Il est également le nom associé à cette époque dense et chaude qu’a connue l’Univers il y a 13,8 milliards d’années.

Albert Einstein, en mettant au point la relativité générale, aurait pu déduire l’expansion de l’Univers, mais a préféré modifier ses équations en y ajoutant sa constante cosmologique, car il était persuadé que l’Univers devait être statique. L’avenir lui donne tort. Dans les années 1920, Edwin Hubble découvre la nature extragalactique de certaines « nébuleuses » (aujourd’hui appelées galaxies), puis leur éloignement de la Galaxie avec une vitesse proportionnelle à leur distance. Dès lors, plus rien ne justifie l’hypothèse proposée par Einstein.
Avant même la découverte de Hubble, plusieurs physiciens découvrent d’autres solutions de la relativité générale décrivant un Univers en expansion. Leurs modèles sont alors immédiatement acceptés dès la découverte de l’expansion de l’Univers.

Alors Big Bang ou état stationnaire ?

La découverte de l’expansion de l’Univers prouve que celui-ci n’est pas statique mais laisse place à plusieurs interprétations possibles :

  • soit il y a conservation de la matière et donc dilution de celle-ci dans le mouvement d’expansion. Dans ce cas, l’Univers était plus dense par le passé : c’est le Big Bang.
  • soit on peut imaginer à l’inverse, que l’expansion s’accompagne d’une création continue de matière. Un tel Univers serait alors stationnaire.

UniversL’espace c’est le temps. On parle de Continuum Espace-temps. L’espace pur et « vide », sans rien dedans n’existe pas. Même dans rien, il y a de l’énergie, de l’énergie pure. Cela se manifeste sous formes de vibrations, d’oscillations, de mouvements à une fréquence particulière. L’énergie invisible est l’espace qui retient la matière.
Jadis, pour suivre le modèle de notre temps linéaire, toute la matière de l’Univers était condensée en un seul point minuscule. La densité de la matière n’était pas ce qu’elle était aujourd’hui. En réalité ce que nous appelons matière, c’est surtout de l’espace.

Tous les objets « solides » sont composés de 2% de « matière » solide et de 98% d’air. Dans tous les objets, l’espace entre les particules les plus minuscules de matière est énorme. Il est comparable à un ciel étoilé. A une époque l’univers était vraiment « solide ». Il n’y avait aucun espace entre les particules de matière. Toute la matière était dépourvue d’espace et puisque l’énorme espace avait disparu, cette matière occupait une zone plus petite que la tête d’une épingle. La matière existait sous sa forme la plus pure, la plus élevée : l’énergie vibratoire que nous appelons « anti-matière ». C’était le temps avant l’univers physique que nous connaissons. Rien n’existait sous forme matérielle.

Le Big Bang n’est pas une explosion, il ne s’est pas produit « quelque part »

Le Big Bang ne s’est pas produit en un point d’où aurait été éjectée la matière qui forme aujourd’hui les galaxies, contrairement à ce que son nom suggère et à ce que l’imagerie populaire véhicule souvent. À l’« époque » du Big Bang, les conditions qui régnaient « partout » dans l’Univers (du moins la région de l’Univers observable) étaient identiques.
Il est par contre vrai que les éléments de matière s’éloignaient alors très rapidement les uns des autres, du fait de l’expansion de l’Univers. Le terme de Big Bang renvoie donc à la violence de ce mouvement d’expansion mais pas à un « lieu » privilégié. Il n’y a pas de « centre » du Big Bang ou de « direction » particulière dans laquelle il nous faudrait observer pour le voir.

C’est quoi au juste l’expansion de l’univers ?

En cosmologie, l’expansion de l’Univers est le nom du phénomène qui voit à grande échelle les objets composant l’univers (galaxies, amas…) s’éloigner les uns des autres. Cela ne signifie pas que les objets astrophysiques voient leur taille varier. Ce n’est que leur distance mutuelle qui varie et ce uniquement pour des objets suffisamment éloignés. Si la dilatation de l’espace était identique à toute échelle, l’expansion de l’univers serait inobservable.

Univers-expansion

Une façon intuitive de visualiser cela est de reprendre l’analogie de la toile élastique que l’on étire dans toutes les directions. Si l’on dessine des motifs sur la toile, alors ceux-ci grossissent en même temps qu’ils semblent s’éloigner les uns des autres lorsque l’on étire la toile. Par contre, si au lieu de dessiner des motifs, on colle sur la toile un objet rigide (une pièce de monnaie par exemple), alors en étirant la toile, on éloigne les objets les uns des autres mais sans les déformer. C’est un processus de ce type qui est à l’œuvre avec l’expansion de l’Univers.

La réalité de l’expansion de l’Univers n’a pas été acceptée d’emblée par tous les scientifiques. Cette expansion impliquait en effet que l’Univers était né du Big Bang. Ce « commencement » absolu semblait à ses détracteurs en contradiction avec la position rationaliste et matérialiste de la science car il pouvait, dans leur esprit, servir d’argument à l’idée d’une création divine. Ces adversaires du Big Bang préféraient, pour cette raison, un modèle statique et éternel, sans origine.

L’univers est-il toujours en expansion ?

UniversDans le cadre des modèles d’univers les plus classiques, l’expansion ralentit au cours du temps. Dans certains cas, l’expansion finit même par s’arrêter et se muer en contraction. En effet, l’Univers se dilate actuellement à une vitesse vertigineuse mais arrivera un jour où il s’arrêtera. Un temps viendra où les énergies qui propulsent l’expansion se dissiperont. Celles qui retiennent les choses prendront alors la relève pour tout « réunir » de nouveau. C’est ce que les scientifiques appellent le Big Crunch.

L’univers se contractera. Tout tombera en place et ce sera de nouveau le paradis. Sans matière. Dieu à l’état brut. Nous existerons toujours mais plus sous forme physique. On ne peut pas ne pas exister. Après l’effondrement de l’univers tout le processus recommencera. Il y aura de nouveau un big bang et un autre univers naîtra. Il prendra alors de l’expansion et de nouveau se contractera. Encore et encore. C’est l‘inspiration et l’expiration de Dieu.

Faut-il aller plus loin dans la compréhension de l’Univers ?

Il est important de ne pas trop essayer de chercher le détail de la vérité. Le fait de passer un temps considérable à tenter de démêler les plus profonds mystères de l’Univers n’est probablement pas la façon la plus efficace d’utiliser la vie. Il y a certes des avantages à tirer de la connaissance de ce grand processus, comme par exemple comprendre que tout est cyclique, y compris la vie. Lorsque nous serons à même de comprendre cela, nous serons mieux à même d’apprécier le processus, au lieu de nous contenter de le supporter.

 Tout est cyclique. Il y a un temps pour tout. Rien n’est permanent. Sage est celui qui comprend cela. Habile est celui qui l’utilise. DIEU

Mais cette connaissance doit restée superficielle et se limiter à la compréhension des Lois Universelles. Elles représentent à elles seules les règles du « jeu de la vie » et nous permettent de tirer le meilleur profit de l’existence terrestre.

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