Passez-vous une nuit agréable après avoir mangé un steak de boeuf au dîner ? Personnellement cela me provoquait des rêves violents ! La consommation de viande n’est pas une consommation à prendre à la légère et en particulier celle de la viande rouge. Regardons tout de suite ensemble les mécanismes physiques qui se déclenchent dans notre corps après ingestion et les conséquences planétaires délétères de l’élevage bovin ! Vous allez être surpris…

PREMIER INCRIMINÉ : L’ACIDE URIQUE

C’est un ensemble de déchets toxiques issus des cellules mortes de notre organisme et de la digestion de certains aliments. Nous en produisons tous et l’éliminons dans nos urines. Les animaux ne sont pas différents de nous. Ils produisent également de l’acide urique qui circule dans leur sang et tout comme nous, ils l’éliminent par les urines. Seulement, quand un animal est abattu, l’acide urique qui circulait à ce moment dans son sang ne peut être éliminé et reste donc coincé dans son corps après sa mort.

Résultat, en mangeant de la chair morte, vous mangez également tous les déchets présents dans le sang de l’animal au moment de sa mort. Or, notre organisme n’est capable d’éliminer que 0,5 gramme d’acide urique par jour. Au-delà, l’organisme l’accumule dans les tissus du corps, provoquant gouttes, calculs rénaux et dysfonctionnements des reins… C’est d’autant plus le cas pour la viande rouge.

SECONDO LES BACTÉRIES : BEURK !

La viande grouille de bactéries qui prolifèrent dans le gros intestin et aident à la digestion. Une fois que l’animal est mort, la pression retenant ces bactéries dans l’intestin disparaît. Tout se mélange alors et les bactéries migrent vers la chair. Ces bactéries sont de nature identique à celles du fumier frais et sont parfois plus nombreuses dans certaines viandes que dans le fumier. Toutes les viandes sont infestées de bactéries au cours de l’abattage et leur nombre augmente avec le temps de conservation de la viande.

La cuisson ne détruit pas ces bactéries, même grillées ou cuites au four, elles résistent. Seule l’ébullition est capable d’en détruire une partie. La présence de bactéries est déjà bien développée avant de pouvoir constater une odeur ou une couleur qui indiquerait le début de la décomposition. Ce second point est cependant à relativiser dans la mesure où ce même type de bactéries est présent dans notre organise et est utile à la digestion. Mais ce sont nos bactéries ! Et en quantité adéquate ! L’excès n’est pas bon… à tous les niveaux. Trop de protéines entraîne une augmentation de la flore de putréfaction causant un déséquilibre intestinal (= dysbiose intestinale).

QU’EN EST-IL DE L’ÉQUILIBRE ACIDO-BASIQUE ?

Quoi qu’il arrive, notre corps doit toujours assurer un équilibre « acido-basique » dans notre sang. Concrètement, cela veut dire que le pH du sang doit toujours être légèrement basique et se situer, sur une échelle de 0 à 14 (0 étant l’acidité absolue), à hauteur de 7,4. Mais l’alimentation influe sur cet équilibre. Lorsque le pH s’acidifie sous l’action des aliments ingérés, le corps se dérègle et puise dans ses ressources pour rétablir l’équilibre. Un milieu acide entraîne : calculs rénaux, fonte musculaire, fatigue, mauvaise digestion, déséquilibre de la flore intestinale, urines chargées et fortes en odeur, migraines, crampes, douleurs musculaires, mauvaise élimination des toxines, baisse de la lutte contre les radicaux libres…

  • Les aliments acides sont : les viandes, volailles, poissons, produits laitiers, œufs, le sucre raffiné, les desserts surtout ceux achetés préparés et certaines noix (les cacahuètes), le café, la bière, le vin ou le thé noir et les céréales raffinés.
  • Les aliments basiques sont : la plupart des fruits, légumes, des huiles (d’olive, de coco, d’avocat), certaines noix (les amandes), certaines épices (ail, gingembre), le thé vert ou les jus naturels.

La viande (surtout la rouge) et les produits laitiers sont les aliments les plus acidifiants qui existent. C’est pourquoi leur consommation quotidienne est très dure à gérer par notre corps. Celui-ci doit puiser dans ses réserves pour ramener l’alcalinité.

LE MYTHE DES PROTÉINES : ENCORE UNE LÉGENDE

Premièrement, la viande n’est pas la seule source de protéines. il est donc fortement improbable que nous soyons un jour carencés. D’autre part, il existe tout un mythe dans l’imagerie populaire selon lequel la croissance des enfants est largement tributaire d’une consommation élevée de protéines. Or, pendant les premières années de notre vie, période de forte croissance, nous ne consommons que du lait maternel et cela ne nous empêche pas de grandir. Pourtant, le lait maternel ne contient que 2,38% de protéines, taux qui ne cesse de diminuer dans les 6 mois suivant la naissance.

effets-viande-viandes-organisme-acide-basique-regulation-proteines-mythe-bacteriesUn autre mythe veut que la consommation de protéines rende fort. Or, un excès de protéines crée dans l’organisme un excès d’azote, source de fatigue. De plus cela rend particulièrement irritable et colérique ! Un régime alimentaire basé sur la consommation quotidienne de viande n’est donc pas bon pour la santé et est même dangereux pour les enfants. Ils n’ont pas suffisamment développé leur système immunitaire pour lutter contre les toxines créées par la consommation de viande. Toutes ces raisons devraient amener tout le monde à ne plus consommer de viande ou dans une moindre mesure, à boycoter la viande dite « industrielle ».

LES CONSÉQUENCES DE L’ÉLEVAGE INTENSIF

Comme j’en ai déjà brièvement parlé sur la page dédiée à l’alimentation l‘Homme a encore un profond manque de respect envers les animaux et les terres. Ce manque de respect se répercute irrémédiablement sur sa santé. La souffrance et le désespoir ressentis par les bêtes maltraitées se retrouvent dans la viande que nous consommons, ce qui participe au mal-être des populations. Rappelez-vous : nous sommes ce que nous mangeons. Je ne parle même pas du fait de manger des agneaux ou des veaux… Quelle inhumanité. Je me demande bien ce qui se passerait si une espèce supérieure à la nôtre nous réduisait à l’esclavage et mijotait nos bébés pour délecter leurs papilles. En ferions-nous tout un foin ? Probablement.

L’élevage bovin représente d’autre part un enjeu majeur dans la problématique du réchauffement planétaire. Non seulement, il est responsable d’une part importante des gaz à effets à serre mais il participe aussi largement à la déforestation des terres et à l’épuisement des sols et des ressources. Il n’y a qu’une chose à faire pour arrêter cela, ne plus y participer. Cessez de manger de la viande rouge. Aucun médecin, naturopathe ou nutritionniste dans ce monde ne vous dira que c’est indispensable d’en consommer. Se gaver de burger n’est autre que de l’hérésie, de l’inconscience pure et simple. Mais maintenant vous savez. Maintenant que vous venez de lire ces lignes, vous ne pouvez plus ignorer. Donc maintenant si vous continuez à le faire, vous le faites en en ayant conscience et là c’est d’autant plus grave.

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