Les 20 dernières années ont vu une augmentation notable des cas de candidose. À l’heure actuelle, environ 70% de la population mondiale adulte en souffrirait. Hélas, la majorité l’ignore ! Ainsi, ils subissent les symptômes de la maladie, sans vraiment en comprendre les causes. Mais comment expliquer ce phénomène ?

CANDIDOSE : DÉFINITION, SYMPTÔMES ET DIAGNOSTIC

La candidose est un type de dysbiose intestinale provoquée par la prolifération anormale de la flore de fermentation et notamment d’un champignon de type levure appelé Candida. Chez l’être humain, c’est l’espèce Candida Albicans qui est la plus répandue mais il en existe plus de 200 autres !

Le Candida est naturellement présent dans l’organisme où il est en charge de la dégradation des déchets. Sa population dépend donc directement des quantités de déchets et est contrôlée par l’équilibre bactérien. Or, lorsque l’équilibre est rompu, il prolifère et devient pathogène. Les principaux facteurs de déséquilibre sont :

  • l’intolérance au gluten
  • l’alimentation acidifiante, raffinée, riche en sucres, additifs, pesticides et antibiotiques
  • le recours aux antibiotiques qui ne différencient pas bonnes et mauvaises bactéries
  • le stress chronique oxydatif
  • la sédentarité
  • le manque de sommeil
  • la prise à long terme de médicaments : pilule contraceptive, anti-inflammatoires, corticoïdes…
  • les métaux lourds
  • les interventions chirurgicales abdominales, la chimiothérapie, radiothérapie…
  • les pollutions électromagnétiques

Pour faire court, tout ce qui affaiblit le système immunitaire ! Les zones privilégiées par les Candidas sur la peau sont les zones favorisant la macération : pli de la commissure des lèvres, orteils, aisselles… Au niveau des muqueuses, ce champignon s’installe au niveau de la cavité buccale et sur l’appareil génital.

Si le Candida se développe, il vient tapisser la paroi intestinale, empêchant l’assimilation des nutriments. Au stade suivant, il prend une forme mycélienne. Ses filaments vont traverser la paroi intestinale et déverser des toxines dans l’organisme en se nourrissant de nutriments nécessaires au fonctionnement du corps.

Une mycose n’est que le signe extérieur d’une candidose interne. S’il y a mycose, il y a candidose. Par contre, la candidose digestive et la candidose chronique sont deux choses bien différentes. Une candidose digestive est bénigne et se traite facilement. L’infection chronique est bien plus rare et bien plus grave !

Pour qu’il y est candidose chronique, il faut qu’il y est destruction quasi totale de la flore intestinale saine et donc du système immunitaire capable de réguler l’infection. Lorsque l’organisme ne parvient plus à contenir la prolifération de la levure, le champignon mute en moisissure et investit l’ensemble de l’organisme.

La candidose commence donc au niveau intestinal, pour se développer dans le reste du corps. Les symptômes sont très variés et peuvent être d’ordre digestif, immunitaire, physique ou émotionnel. Plus la candidose est avancée, plus les symptômes sont importants. Voici une liste des symptômes les plus fréquents :

  • au niveau digestif : troubles du transit intestinal (diarrhée, constipation, ballonnements, douleurs intestinales, flatulences…), ventre qui gonfle après les repas, intolérances alimentaires causées par l’hyperperméabilité intestinale et la destruction d’enzymes digestives, allergies (paupières œdémateuses, yeux larmoyants, nez qui coule, troubles ORL…)
  • au niveau immunitaire : pathologies diverses dues à la baisse de l’immunité
  • au niveau physique : démangeaisons anales, mauvaise haleine, gain et perte de poids inexpliqués, carences alimentaires, troubles du comportement alimentaire (forte attirance pour les aliments sucrés, gras et l’alcool), règles douloureuses et irrégulières, problèmes cutanés (psoriasis, eczéma, acné, urticaire, mycoses…), fatigue chronique, douleurs (musculaires, articulaires…), troubles de la vue, asthme, migraines, sensation d’être rassasié dès les premières bouchées…
  • au niveau émotionnel : dépression, anxiété, irritabilité, agressivité, insatisfaction, sauts d’humeurs, difficultés de concentration, pertes de mémoire, idées confuses le matin, baisses de libido…

Les symptômes ne sont heureusement jamais tous présents en même temps ! Ils diffèrent d’une personne à l’autre et varient selon l’étendue de l’infection. Au vu de la diversité des symptômes, le diagnostic est souvent difficile à établir, la plupart des médecins n’ayant même pas connaissance de l’existence de cette pathologie…

Pour résumé, lorsque le Candida reste sous forme de levure, il gêne certes le bon fonctionnement du système intestinal, entrainant au passage quelques troubles, mais son action pathogène reste limitée dans le sens où il ne déverse pas de toxines dans l’organisme. En revanche, sous la forme mycélienne, c’est une autre affaire !

Les examens médicaux suivants peuvent aider au diagnostique de la candidose :

  • analyse sanguines ou des sécrétions génitales
  • coproculture : culture des organismes présents dans les selles
  • tests cutanés et salivaires

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